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Télécharger le Programme edito Bienvenue à Ajaccio, bienvenue en Corse, bienvenue en Méditerranée ! Carrefour des spécialités médicales, de l’humanisme et de la science, la médecine interne devrait se sentir bien
en Corse, et celle-ci sera particulièrement heureuse de lui offrir pour quelques jours le cadre de ses paysages,
de son histoire et de sa culture. La Ville d’Ajaccio, les Départements de la Corse-du- Sud et de Haute-Corse, la
Collectivité territoriale de Corse se sont associés à cet évènement pour le préparer et le soutenir. Malgré un contexte économique délicat, les partenaires habituels de notre société, notamment les représentants de la recherche
appliquée, se sont joints à eux pour épauler ce projet. Quant au corps médical Corse, local ou « diaspora », età ses associations, ils s’apprêtent à déléguer de nombreux participants aux sessions. Le contenu leur en est en partie Les maladies liées à la pauvreté : qui, mieux que les internistes, pourrait aborder cette douloureuse question à la jonction de la médecine et des sciences sociales ? Mention spéciale pour la session maladies infectieuses et autoimmunité : question transversale, diffi cile et proprement interniste. Quatre ténors l’aborderont sous l’angle de leur spécialité et de leur expérience , et la synthèse ne sera pas facile. Justement, les Corses adorent les ténors et plus encore les synthèses diffi ciles ! La cicatrisation, thème retenu pour la journée soignants, nous confrontera à des diffi cultés tout aussi diverses. Pouvait-on à Ajaccio esquiver l’ombre d’un empereur ? Encore fallait-il écarter le folklore et viser l’Histoire. Jean-François Lemaire traitera donc : « Napoléon et la santé de ses armées ». Référence obligée : les travaux de Didier Raoult sur les rickettsioses, dont il sera également question à propos des sans-logis... La misère, la vulnérabilité qu’elle entraîne, mais aussi les valeurs qu’elle sollicite : Didier Sicard nous rappellera les principes qui à la fois fondent, guident et justifi ent notre action. En ces temps diffi ciles de crise, de réforme, de défi cits de tous ordres, notre spécialité ne demeure-t-elle pas un recours pour ceux qui, tout en participant à l’évolution de la médecine, en refusent l’involution ? Que d’exemples à cet égard parmi nous, de Pierre Godeau à nos Présidents depuis Marc Dorner jusqu’à Bernard Grosbois, du Comité scientifi que qui, autour d’Hervé Levesque, a construit ce congrès, aux participants qui, au quotidien, soignent, cherchent, enseignent ! « Je ne crois pas en la médecine mais je crois en Corvisart » proclamait Napoléon. Professeur de clinique interne, Jean-Nicolas Corvisart est des nôtres. La Méditerranée rapproche bien plus qu’elle n’éloigne : ainsi les médecins et les hôpitaux de Corse sont-ils restés en contact avec leurs voisins du continent où siègent bien souvent leur faculté d’origine et leurs centres de référence. Tout naturellement, nous nous sommes tournés vers Pierre-Jean Weiller pour assurer la présidence d’honneur de ce 59e congrès. Nous sommes non seulement très honoré de travailler à ses côtés, mais aussi assuré que son expérience et sa notoriété constituent un gage de succès. Nous nous réjouissons encore de recevoir, au titre d’intervenants ou de participants, de nombreux confrères de toutes les rives. Avec eux, nous retrouverons toujours avec le même plaisir les « habitués » de nos congrès. Pour certains, il s’agira d’un premier contact avec l’Île-de-Beauté, pour d’autres, de retrouvailles en raison de leurs origines, de leurs liens familiaux ou amicaux, de leurs goûts, voire de leurs responsabilités d’enseigants : ainsi aurons- nous le plaisir d’écouter Ilana Peretti, dont l’énergie, la patience et la persévérance sont à l’origine de la mise en place d’une première année de médecine à l’Université de Corse. Enfin, nombre d’entre nous disposent ici d’un pied-à-terre et viendront donc en « voisins ». Une fois encore, la médecine interne nous rassemble, certes autour d’éminents travaux, mais également en vue d’autres découvertes : gastronomiques et oenologiques, historiques et patrimoniales, musicales et environnementales... Ce 59e congrès constitue assurément tant pour nos patients que pour nous-mêmes, à Ajaccio et en Corse, un évènement et une occasion de progrès. Le concours de tous et de chacun en fera également un évènement pour notre Société. Nous sommes sûrs que l’ensemble de nos collègues locaux seront, autant que nous le sommes, passionnés par la médecine interne et qu’ils y reviendront. Tout comme, nous en sommes certains, reviendront en Corse les internistes.
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